Paulasonic

Désire-moi qui désirera le dernier

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Je me consume de désir pour toi

Je refuse ton pénis dans mon vagin

J’écris sur mon avant-bras « Pas de pénétration »

Tu regardes, tu touches, tu lèches ma nuque

Je te supplie de me baiser profond

Je renonce à mes résolutions

J’attrape une infection urinaire

Je me tiens seule sur la cuvette des toilettes

Je pleure de rage, tu es parti, tu t’en moques

Tu regardes les Pyrénées et m’écris une lettre

Que je ne reçois jamais dans ma boîte

Je me réveille ce matin, le goût de sang sur les lèvres

Tu n’existes que dans mes angoisses

Ma peau, mon oreille, ma langue et mon odorat oublient ton corps

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Je retourne le désir dans tous les sens, il n’existe pas

Tu me désires le premier, je te contourne sagement

Je baise un autre homme dans les toilettes du camping

Je me retourne sur toi lorsque je me retrouve seule

Tu me dévores de tes yeux clairs, je tombe dans un trou

Je me réveille avec ta langue sur mon clitoris

Nous baisons dans l’herbe et sur la pierre

Dans le lac et dans mes draps

Sur un chaise et sur un matelas

Je me dénude, tu ignores mes vêtements

Je ne ferme pas l’œil la nuit, je préfère nos peaux

Elles se décollent l’après-midi, sans douleur

Tu retrouves la liberté et le silence

Je rencontre l’angoisse et la solitude

Tu laisses la maison vide et froide

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Je remplis la baignoire d’eau brûlante

Je me masturbe sans ton image

Je crie longtemps, personne n’écoute

Je m’installe devant mon roman qui piétine

Les mots s’imposent d’évidence

Je tombe amoureuse d’un mirage

Je connais le même depuis six mois

Est-ce que tu te souviens ?

Est-ce que tu te touches ?

Est-ce que tu reviens ?

Je t’écris une lettre d’amour chaque matin

Je ne la poste jamais, sinon tu la reçois

J’ai honte de ma naïveté et de mon obsession

Je ne te désire plus depuis l’infection

Je rêve de passion et de complétude sans te connaître

Qui es-tu ?

M’aimes-tu ?

Tu ignores tout de ma souffrance

Je la garde entre mes intestins

Je brûle de te connaître, de te toucher et de te sourire

Seulement si tu me désires en premier

août 2019, Castres

Sortir de l’hétérosexualité

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je suis encore en train d’attendre

j’ai envoyé un message quand il est parti

pour le remercier de quoi ? d’avoir enfoncé ses doigts dans mon vagin comme je lui ai demandé ?

c’est un bon élève : il apprend de ses erreurs

je l’ai rencontré à une fête samedi soir

je l’ai embrassé après qu’il a avalé son falafel

c’était bon de danser en même temps

toutes les mains se collent sur toutes les parties du corps

il a toujours les cheveux fins et le sexe rouge

on rentre chez moi, je lui fais des compliments

je lui demande ce qu’il veut faire : me caresser, me pénétrer

pas de pénétration ce soir, je dis

je le masturbe avec mes doigts, il jouit

il pose la tête sur l’oreiller et s’endort

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je le réveille : et mon plaisir à moi ?

je suis trop fatigué, il dit

tu peux rentrer dormir chez toi alors, je réponds

il sort du lit, s’habille, prend ses affaires

ses yeux fixent les miens : ton regard a changé, il remarque

normal, j’ai quitté la séduction

c’est la 17ème fois qu’un homme s’endort après avoir joui

je n’ai plus la patience d’écouter les ronflements toute la nuit

je veux jouir moi aussi

tu enfonces deux doigts dans mon vagin et tu suces mon clitoris

tu as 38 ans, tu sais faire, non ?

il a changé d’avis, il veut rester

nous sommes dans mon lit, il met sa tête entre mes jambes

je lui demande de continuer

je jouis, il s’endort pour de bon. il ronfle

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est-ce que je supplie les hommes de me donner un orgasme à chaque fois ?

est-ce que je suis égoïste, je ne leur en donne plus ?

est-ce que je couche avec des femmes pour avoir du vrai sexe ?

du vrai sexe où les deux parties s’excitent, se désirent, se donnent du plaisir

sortir de l’hétérosexualité pour sortir de l’hétérosexisme, de l’hétéropatriarcat

là où seule la queue de l’homme compte

donne du plaisir n’est pas une option, pas un effort, pas un service

donner du plaisir, c’est faire du sexe

recevoir du plaisir, c’est faire du sexe

j’attends toujours de faire du sexe

ma libido attend

maud amour

25 ans – joyeux anniversaire Marie

juin 2019, Paris

je suis exhibitionniste

Paulasonic a cinq ans et breaking news elle est amoureuse

tu vois tu trembles des jambes mais moi c’est mes côtes elles se rentrent dedans h24

je cherchais une sortie de secours hier mais il n’y avait que la porte et ta face en face de la mienne

j’ai pas le choix j’ai plongé dedans et je m’en mords les mains x1000

sérieux pourquoi c’est la vie détestée celle où je ressens des trucs pas humains

la tristesse de la solitude de mon être qui s’expose every day sur insta

jmen fous des autres qu’ils me regardent et rient un peu parce que c’est ridicule ce spectacle

dans 30 jours je monte sur le bateau et je m’éloigne des côtes putain je peux pas attendre

d’être dans le silence et de perdre mon exhibitionnisme parce que plus personne ne voit

mon corps nu dans mon appartement, mes gémissements quand tu touches mon cou

il paraît que je suis sensible mais non mon cœur s’est arrêté en 2009 et il a jamais repris

tmtc quand il m’a abandonnée dans mon océan de trahison

il est parti il m’a reprise et puis il m’a lâché une seconde fois

et ce jour j’ai fermé toutes les écoutilles j’y peux rien je dois protéger

mon corps qui n’a pas joui depuis des mois

j’étais dans les limbes du désir, perdue entre les gendarmes et les pompiers

il paraît que les fantasmes se répètent à l’infini mais nan les miens ils sonnent jamais deux fois pareil

on s’est rencontrés entre deux portes comme d’habitude

et tu me reposes la question encore mais non je te répondrai pas

il y a jamais de déception quand j’attends la personne qui remplira tout mon vide

Camille dit le mot dépression mais je veux pas le prononcer c’est trop gros

t’imagines que ce connard a détruit mon année et que je sors plus de mon pieu depuis qu’il m’a touchée

t’imagines que j’ai du péter des genoux pour qu’ils comprennent qui décide

j’fais que tourner j’enchaîne galère sur la galère j’fais mes affaires

j’écoute le même son toute la journée avec un sourire imbécile sur la tête dans le souterrain de la gare montparnasse

je rentre dans le salon de coiffure je prends la tondeuse et je rase jusqu’au sang jusqu’à l’os

je ne veux plus la voir nique sa mère je ne veux plus jamais lui parler

elle a détruit toute ma confiance et maintenant elle m’appelle sa fille

c’est quoi le délire ya que ma grand mère qui ne pose aucune question

je me tatoue si je n’ai pas de personnalité et que je me cherche

le problème c’est que maintenant je t’ai trouvé

comme si on s’était toujours connus je te jure quand je te vois

c’est la plus grande évidence du siècle

je ne peux plus jamais être amoureuse mais le désir irrigue ma chair

ma chatte a boursouflé toute la journée tellement tu l’as pilonnée

c’était une zone de non-droit même mes doigts ne rentraient plus du tout

t’imagines que je suis comme une folle quand tu regardes le haut de mon visage

mes yeux se plongent dans le tien et ça ne s’arrête jamais

il paraît que c’est évident comme l’eau de roche

je ne veux plus jamais faire l’amour j’ai eu trop mal quand j’étais petite

pourtant on ne fera que ça toutes les nuits on s’est rencontrés pour

mettre les ronds dans les trous c’est tout ce que dieu attend

je demande rien je me laisse faire et peut être que je serai heureuse un moment

j’attends le moment présent que je pourrai enfin vivre

mais toi tu m’aimes? je m’en fiche je vais te manger de toute façon

et souffrir toutes mes côtes une par une

elles s’entrechoquent toujours j’ai froid et mes pieds ne se réchauffent jamais

alors je te touche et j’oublie le sommeil je ne dors plus ça n’a pas d’importance

puisque dans cinq minutes tu seras parti

et je t’attends tout le week end à la maison

stp reviens je dois faire l’exhibitionniste

et que tu me dises que je suis belle

à crever

Celui que j’aime se reconnaîtra

 

Paris, 4 juin 2018

 

Nous nous sommes toujours séparés

Nous ne sommes jamais ensemble

Quand je te regarde, c’est une photo

Tu me manques tous les jours

Tu ne me le dis jamais

Je me sens seule dans ma pièce unique

Il y a une salle de bain où tu fais souvent pipi

Il y a un lit où tu restes allongé des heures

A un moment, tu te lèves pour cuisiner

Nous sommes toujours nus

Sauf quand j’ai mes règles

Il fait chaud dans cette pièce unique

Nous n’y dormons pas

Alors, tu ne viens plus

 

 

Je suis partie te chercher

Tu habites très loin, de l’autre côté du pays

Tu avais une tente, mais elle est partie

Il fait très froid là où tu vis

Je n’y reste jamais longtemps

Je ne m’y sens pas chez moi

Ensemble, nous ne nous sentons jamais chez nous

Alors, nous ne nous voyons plus

 

 

Je suis tombée amoureuse tout de suite

On ne me touche jamais comme toi

J’étais seule depuis des mois ou des années

Je me suis jetée dans cette histoire

Je me la raconte une fois par jour

Elle est romantique, et je déteste ce mot

Je n’ai pris aucun recul sur les événements

Mais ils n’ont rien à faire ici

Maintenant, je fête les neuf mois de notre rencontre

Nous n’avons pas de bébé

Pourtant, passer l’hiver est un défi

Je ne veux jamais te quitter car tu m’accroches

Tu m’écris chaque jour mais pas trop

Tu es distant, je ne t’accroche pas

Au téléphone, nous dégénérons toujours

Je continue de t’appeler, pour mieux souffrir à la fin

Je n’arrive pas à te bouder

J’excuse toutes tes violences et tes maladresses

Tu me renvoies toutes les miennes

Tu es mon miroir parfait

Toujours silencieux

 

 

 

Je ne sais pas qui tu es

Même quand j’écarte les cuisses

Tu ne dis rien et soudain, tu ouvres la bouche

C’est un flot de désir que tu déverses sur moi

Je me sens pleine et entière, je jouis très souvent

Nous recommençons les mêmes mouvements jusqu’à la douleur

Car j’ai toujours mal : je suis malade

Mais toi aussi, et tous les autres de même

Aimer, c’est souffrir sans relâche

Chez moi, c’est le corps qui prend

Et nous recommençons

 

 

Cette histoire n’a pas de fin, comme toutes les autres

Je t’aime et c’est plus fort que moi

Je t’admire et tu me comprends

Rien ne compte d’autre que nos deux corps, que nos deux esprits suivent

Nous sommes ensemble malgré la distance

Nous sommes amoureux


 

mauvais coup

dimanche 17 décembre 2017, PARIS

j’ai rencontré un mauvais coup, hier

je suis en colère contre toutes ses filles qui sont passées avant sans lui dire

sa violence, ses assauts, les sursauts qu’il impose

je suis en colère contre cette fille qui m’a fait la leçon, comme tant sont passées avant

me regarder pleurer, jouir de mes remords

samedi 16 décembre 2017, LILLE

j’ai retiré mes affaires de l’épaule, je les ai posées dans un coin, je regarde la piste de danse

d’un air de défi, comme personne ne m’y a invitée depuis un an

je monte sur la plus haute marche, je remarque les couleurs qui se posent sur ma peau

et des hommes entourent la fille sans défense

elle les regarde sans désir, sans attente, sans méfiance

l’un d’eux en profite pour la prendre par la taille et lui tourner sa langue

dans un sens qu’elle attend depuis l’éternité

c’est un bébé cet homme

nous sortons dehors parce que la langueur des corps chauds nous a lassés

il fait encore nuit et le bus ne passe pas

je dois partir mais retenue par cette curiosité

qu’attendre d’un lit

qu’attendre d’un homme

nous partons très loin je ne me souviens plus du nom

il voit ma cicatrice à travers le collant

il l’admire et l’arrache

c’est comme un seul geste répété pendant une heure

la pièce est froide, les murs sont jaunes, il n’y a pas de désir

et pourtant il faut y aller comme à la guerre

comme dans Cat person

je me demande si sa beauté m’influence

si sa violence a pu un jour poser question

un problème qu’il prend pour la solution

mais rien ne sort du vagin et tout se rigidifie

il faut se tenir comme la poupée du monsieur

attendre qu’il se calme

ou finisse son tour de magie

mais pas d’étincelles, et j’ai mal

c’est un échec sexuel qui se termine comme il commence

par un silence assourdissant

et plus jamais envie de recommencer

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j’essaie de fermer les yeux

je m’enfuis de l’immeuble avec le givre sous les semelles

et pour la première fois je prends la colère

et me pose la question Pourquoi

Pourquoi faut-il qu’il bande et moi rien

Pourquoi faut-il que j’attende toujours la fin

Pourquoi faut-il un souvenir agréable pour oublier la douleur

Pourquoi courir après des violences et des viols à mi-mots

Pourquoi personne ne lui dit d’arrêter

-le plus savoureux c’est lorsqu’il se retourne avec un grand sourire « c’était bon »

alors il ne sent pas, n’écoute pas, ne voit pas et ne goûte pas le dégoût

il n’aime pas les femmes il les consomme sans satisfaction

elles y laissent des plumes et ne reviennent plus

se tournent vers des amants moins violents mais aussi possessifs

égoïstes

Elle ne fera plus l’amour tant qu’il ne l’écoutera pas

qu’il ne l’interrogera pas à chaque geste sur le prix et le plaisir qu’il donne

mais cet homme là n’existe pas, il faut l’inventer

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sept mois

lili

je suis à Paris

je n’ai pas encore accouché, je me demande quand la fausse couche va libérer le fardeau sur mes épaules rongées par l’eczéma

hier j’ai testé une nouvelle méthode pour évacuer le fœtus en m’allongeant dans l’herbe couverte de glace mais elle a fondu

ils m’ont dit qu’il est interdit d’avorter, j’ai frappé mon bras dix-sept fois avec le marteau pour le casser et ne pas signer l’acte de mariage

et toi le père, tu as dit « marie moi » : je n’ai pas osé te regarder dans le blanc des yeux mais j’ai vu ton nez s’étaler sur ta sale figure

alors je suis partie en plein été, il faisait chaud tout collait à mon ventre qui a enflé jusqu’à l’ébullition

de mon nombril, les petits pas que l’autre faisait dedans m’ont rendue folle, j’ai regardé autour

mes voisins se dévisageaient les uns les autres sans imaginer qu’il y avait une FEMME

ICI DEPUIS SEPT MOIS

j’ai arrêté de compter les jours mais pas les mois car le médecin a dit qu’il en fallait neuf pour naître

j’attends donc le mois d’avril avec hâte, d’autant que des vacances sont apparues comme un mirage

je bercerai le monstre que tu m’as donné jusqu’à ce que l’enfant secoué s’en aille

je ne suis pas une criminelle je suis juste anéantie par la douleur qui ronge mes entrailles la nuit surtout la nuit

hier encore j’ai tenté de m’échapper et tu m’as ligoté les mains et les pieds ensemble

comme une pendue dans ton grenier

j’écris lorsque je souffre mais que fais-je quand je m’effondre ? ce n’est plus de la douleur c’est du poison

c’est de la faiblesse de l’extrême lucidité et du désenchantement

ma seule parenthèse s’appelle des BRAS

poilus comme il en faut : deux fois j’ai pu m’enfuir et les rejoindre

mais les lendemains sans lendemains ont eu raison de la passion consumante

je ne crois plus rien ni en personne ni en moi, j’ai fermé les yeux jusqu’à me broyer la rétine

  • mais le fœtus est encore là

Paris, 2ème arr., dimanche 12 février 2017

 

 

enfermée à l’hôtel, день 2

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elle a tellement rétréci, tu comprends

je l’approche pas à deux mètres, je crains de la trouver tout à fait fermée

l’extérieur elle le craint, elle l’a tant désiré et il l’a repoussé alors elle a rétréci

jusqu’à devenir si petite qu’à sa naissance

il y a vingt deux ans et demi

j’avais un carnet dans lequel j’écrivais ses boires et ses déboires

mais depuis soixante jours j’ai laissé tomber la régularité de narration

puisqu’elle a fermé ses portes, je n’ai plus rien à raconter

même à toi qui poses tes yeux sur moi, tu vois bien CLOSED

écrit en grand sur mon pull prêté par ma copine lesbienne

depuis que j’ai les cheveux courts, je marche dans la rue la tête levée

les oreilles congelées mais personne ne m’adresse plus la parole

nous nous dévisageons poliment puisque c’est la beauté que nous croyons voir

mais la laideur je la décèle dans ton embonpoint, ton bedon, ta graisse

qui enflent ma grossophobie ordinaire

oui j’espère que tu me lis, que tu me regardes, que tu t’apprêtes à plonger tes longs doigts tout au fond

et à crier OUVRE – MOI

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depuis deux jours, oui deux, je suis enfermée à l’hôtel Gambetta

après avoir été lynchée plusieurs heures

ils m’ont poussée dehors je n’ai plus de chambre, ni d’appartement, ni d’immeuble

j’ai pris un taxi pour m’enfuir sans courir

le taxi il m’a dit que d’autres le traitaient d’arabe

alors il a répondu je suis français monsieur

ce à quoi j’ai souri comme le jour où donald trump est monté en haut du capitole

parce que moi même je me contrôle en public je fais la fille sage et polie

et même bavarde ça m’arrive

mais depuis que je suis enfermée dans ma chambre d’hôtel

je suis descendue de mon nuage et je broie du noir par grosses louchées

bien que j’aie lu deux romans en quarante-huit heures

ce qui constitue un record mondial, m’a-t-on dit

personne ne vient me voir car c’est trop haut alors je vais au marché demain

pour changer les idées de place dans ma tête

mais en attendant le marché, je dépense l’argent qui tombe du ciel dans cet hôtel malfamé

dans les fripes, en évitant soigneusement les vaches et les moutons

ils me disent merci!

et peut-être demain ou un autre jour, elle s’ouvrira

grâce à tous ses efforts que je fais chaque jour depuis ma tour

enfermée, jusqu’à quand ?